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La formation AIPR avec Anthony Ferron

By Sébastien Taraud  14 janvier 2021

Si vous souhaitez former vos collaborateurs sur l’AIPR ou la lecture de plan (marquage, piquetage) avec A2SE Conseil, la formation se déroulera avec Anthony Ferron. Formateur accompli, Anthony évoque son parcours, son métier et les enjeux de cette thématique de formation, au cours de cet interview.

 

1 – Pouvez-nous nous dire un mot sur votre parcours professionnel et ce qui vous a conduit aujourd’hui à être expert dans le domaine de l’AIPR ?

Après avoir exercé une fonction de Directeur du bureau d’études – domaine aménagement urbain (Voirie et Réseaux Divers) à la mairie de Saint Nazaire (44)  durant 14 ans, j’ai souhaité mettre mon expérience et mes compétences au service des collectivités, donneurs d’ordres privés, et entreprises du BTP en tant que formateur domaine VRD.

Géomètre de formation, j’ai participé à l’écriture de la Réglementation Anti Endommagement (RAE) des réseaux entre 2007 et 2012  avec le Ministère de la Transition écologique et solidaire. Cette réglementation publiée en 07/2012 a rendu obligatoire la nécessité de former les salariés du BTP dans le domaine des terrassements à proximité des réseaux enterrés, à travers l’Autorisation d’Intervention à Proximité des Réseaux (AIPR) rendue obligatoire à compter de janvier 2018. À ce jour, j’ai eu l’occasion de former 1 800 salariés sur le sujet de l’AIPR (salariés des collectivités et du BTP). La formation “lecture de plans, marquage-piquetage, détection électromagnétique des réseaux enterrés” est complémentaire de l’AIPR et est destinée plus spécifiquement aux chefs de chantier VRD. À ce jour, plus de 300 salariés ont été formés sur le sujet.

 

formation-marquage-piquetage

 

 

2 – Quelles sont les compétences que vous mettez en oeuvre au service des clients A2SE Conseil ?

Dans le domaine de la formation, j’ai la particularité de me déplacer au plus près du client (formation en intra) ou d’organiser des regroupements inter-entreprises/collectivités. La particularité de mes formations est de vouloir enrichir le contenu par des retours d’expériences “terrain” pertinents. Reconnu expert de la RAE par le Ministère de la Transition écologique et solidaire, le contenu de la formation est orienté aussi bien sur le plan technique que juridique (responsabilité des acteurs en cas de dommages sur réseaux, par exemple). J’accorde également une importance particulière aux méthodes pédagogiques “novatrices” : le funny learning, la neuro-pédagogie, la ludo-pédagogie, ….

 

3 – Dans le contexte actuel, quels sont les enjeux de la formation AIPR et quelles carences de connaissances viennent combler les formations “lecture de plans, marquage-piquetage, détection électromagnétique des réseaux enterrés” sur le terrain ?

La formation AIPR est assez “théorique” et se conclue par un examen QCM. Or, il est nécessaire de pratiquer sur le terrain les mesures de prévention liées à la présence des réseaux enterrés. Ainsi, la formation ” lecture de plans, marquage-piquetage, détection électromagnétique des réseaux enterrés” est complémentaire à l’AIPR. Elle répond aux besoins des salariés de lire des plans concrètement dans le cadre de la préparation d’un chantier. Cette formation permet aux salariés d’être en situation sur le terrain et de procéder au marquage-piquetage. Lors de cette formation, le matériel de détection électromagnétique des réseaux est mis à disposition des salariés afin de s’initier à la localisation précise des réseaux conducteurs (réseaux électriques, conduites acier, cable cuivre, …).

 

 

4 – Qu’est-ce qui a changé dans le domaine de la Réglementation Anti-Endommagement (RAE) des réseaux ?

Depuis le 01/01/2020, les exploitants de réseaux sensibles situés dans les unités urbaines (communes de plus de 2 000 habitants) doivent répondre en classe A, sauf exceptions (*). La prochaine échéance sera le 01/01/2026 pour les exploitants de réseaux non sensibles dans les unités urbaines. Au 01/01/2032, l’ensemble des exploitants devront répondre en classe A.

Les plans des exploitants tels Enédis ou Grdf se sont nettement améliorés depuis 2012.  On peut regretter les nombreuses exceptions (*) à l’obligation de répondre en A, par exemple pour les branchements munis d’un affleurant visible.

Mais d’autres exploitants ont encore de gros efforts à faire. Il y a des disparités sur le territoire national concernant cette amélioration cartographique. Les échéances pré-citées vont nécessiter de gros efforts (notamment financiers) de la part des exploitants. Les plans de classe B et C devraient progressivement disparaitre d’ici 2026, pour laisser place à des plans de classe A.

 

5 – Comment voyez-vous évoluer la réglementation dans les années à venir ?

La réglementation va imposer le standard PCRS (Plan de Corps de Rue Simplifié) comme “fond de plan” afin de localiser les réseaux. Le Ministère travaille actuellement sur le “geostandart”, un “plan de synthèse numérique” qui permettrait de disposer de l’ensemble des réseaux au format vectoriel (.dxf ou .dwg) sur un seul fichier. Cela éviterait les multiples plans papiers et les erreurs de report lor de l’établissement d’un plan de synthèse.

La digitalisation va également s’accélérée dans le domaine des travaux publics : on voit désormais des relevés topographiques réalisées de réseaux par la technologie de la réalité virtuelle (images ou vidéo géoréférencée). Demain, peut être que le conducteur de pelle conduira avec des lunettes permettant de voir “virtuellement” les réseaux enterrés  de façon très précise : en classe A et géoréférencé.